Barriers and Facilitators to Participation in Health Screening: an Umbrella Review Across Conditions

Le Bonniec A, Sun S, Andrin A, Dima AL, Letrilliart L.

Prevention science June 2022 Epub ahead of print

Abstract

Screening is an essential prevention practice for a number of health conditions. However, screening coverage remains generally low. Studies that investigate determinants of screening participation are becoming more common, but oftentimes investigate screening for health conditions in an individualized rather than integrated fashion. In routine clinical practice, however, healthcare professionals are often confronted with situations in which several screening procedures are recommended for the same patient. The consideration of their common determinants may support a more integrated screening approach. The objectives of this umbrella review were therefore to examine: 1) the determinants (barriers and facilitators) that have been identified in relation to recommended health screening procedures; and 2) the modifiable determinants (in primary care) common across health conditions or specific to individual procedures. Results were presented through a narrative synthesis. PubMed, PsycInfo and Cochrane were searched up to January 2022. Systematic reviews reporting determinants of participation in health screening procedures with grade A or B recommendation according to the US Preventive Services Task Force were included. A total of 85 systematic reviews were included, most which contained both qualitative and quantitative studies on determinants that describe individual factors (961 occurrences), social factors (113 occurrences, healthcare professional factors (149 occurrences), health system factors (105 occurrences) and screening procedure factors (99 occurrences). The most studied screening procedures concerned cervical cancer/human papillomavirus (n = 33), breast cancer (n = 28), colorectal cancer (n = 25) and the human immunodeficiency virus (n = 12). Other conditions have been under-studied (e.g. cardiovascular problems, lung cancer, syphilis). The individual domain, including determinants such as knowledge, beliefs and emotions, was the most covered across health conditions. Healthcare professional's recommendations and the quality of patient-provider communication were identified to have a strong influence on screening participation in most conditions. The other three domains included determinants which were more specific to a condition or a population. Various determinants modifiable in primary care were found in the individual domain and in the health system, healthcare professional and screening procedure domains. Quality was assessed as low for most systematic reviews included. The identification of various modifiable determinants common across conditions highlights the potential of an integrated screening participation approach. Interventions may address common determinants in a broader person-centred framework within which tailoring to specific procedures or populations can be considered. This approach needs to be explored in intervention studies. The systematic review registration is PROSPERO CRD42019126709

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Pourquoi faire un test de dépistage ? Les résultats d’une revue systématique de la littérature soulignent l'importance d'une bonne communication pour aider les patients dans leur prise de décision de participer au dépistage

 Une nouvelle revue systématique de la littérature réalisée par une équipe internationale dirigée par Dr Alice Le Bonniec (Université de Galway, Irlande) et menée avec des chercheurs en psychologie de la santé et en soins primaires de l'Université Claude Bernard (Lyon, France) et du Sant Joan de Déu Research Institute (Barcelone, Espagne) visait à identifier les facteurs clés que les professionnels de santé pourraient prioriser dans leur pratique pour soutenir la participation au dépistage concernant toutes les maladies et procédures.

Dans cette revue de la littérature, publiée dans Prevention Science en juin 2022, les auteurs ont examiné les résultats de 85 revues systématiques de la littérature publiées depuis 1996, la plupart portant sur les procédures de dépistage du cancer du sein, du cancer du col de l'utérus, du cancer colorectal, et du VIH. Dans toutes les conditions, la participation au dépistage était plus élevée lorsque la qualité de la communication médecin-patient était meilleure et lorsque les patients avaient des connaissances adéquates et des croyances positives sur le dépistage. Les principaux obstacles couramment cités étaient la peur - de l'inconfort de la procédure du test, de connaître les résultats du test et de la maladie -, se sentir gêné, honteux ou stigmatisé, ainsi que des difficultés d’accès à la procédure.

« Ce sont des raisons qui reviennent à maintes reprises dans les études portant sur la question de la participation au dépistage. Certaines sont des enquêtes quantitatives, d'autres comprennent des entretiens avec des patients et leurs soignants. Lorsque nous voyons ces raisons évoquées pour différentes maladies et par différentes populations, nous pouvons les considérer comme un bon point de départ pour développer des interventions visant à soutenir la prise de décision partagée » explique Dr Le Bonniec.

Selon le Pr. Laurent Letrilliart, professeur de médecine générale à l’Université Claude Bernard (Lyon) qui a supervisé la revue systématique de la littérature : « En médecine générale, on ne traite pas chaque état de santé séparément. En consultation, nous rencontrons la personne, qui peut bénéficier de plusieurs examens et tests de dépistage à un moment donné de sa vie. Nous devons discuter avec chaque personne de ce qui est le plus approprié et les aider à décider ce qui leur convient le mieux. C'est pourquoi nous devons trouver des facteurs communs qui supportent ces décisions quelle que soit la maladie à détecter et voir comment nous pouvons les aborder. Cette étude nous montre que si nous voulons discuter de la participation au dépistage avec un patient, il serait utile de commencer par ce qu'il sait, ce que cette procédure signifie pour lui et ce qu'il en pense. Avant de s'attarder sur les spécificités de chaque procédure de dépistage, il convient de se pencher d'abord sur ces trois points. Et établir une bonne relation avec le patient. Dans notre enseignement, nous mettons beaucoup l'accent sur les compétences de communication et de prise de décision partagée. C'est la base commune de toute prévention et de tout traitement selon une approche centrée sur le patient ».

L'article et ses annexes représentent une ressource complète pour les futures études d'intervention et pour la formation des professionnels en soins primaires. La recherche a été financée par la Chaire Prevent'Horizon (Paris, France) et fait partie d'un programme établi de recherche en prévention (mon.dépistage) mené par le laboratoire RESHAPE (INSERM et Université Claude Bernard). Le Dr Le Bonniec travaille actuellement comme chercheuse en post-doctorat au sein du Health Behaviour Change Research Group à l’Université de Galway (Irlande), où elle dirige une recherche interventionnelle visant à améliorer la participation au dépistage du cancer colorectal.

Référence: Le Bonniec A, Sun S, Andrin A, Dima AL, Letrilliart L. Barriers and Facilitators to Participation in Health Screening: an Umbrella Review Across Conditions. Prev Sci. 2022 Jun 15. doi: 10.1007/s11121-022-01388-y. Epub ahead of print. PMID: 35705780.