Isabelle Ray-Coquard nommée présidente de la commission The Lancet

Isabelle Ray-Coquard nommée présidente de la commission The Lancet dédiée au cancer de l'ovaire

Cette nomination en tant que présidente de la commission The Lancet est pour moi un honneur mais aussi le révélateur que le cancer de l’ovaire est un cancer qui mérite toute notre attention si nous voulons changer l’histoire de ce cancer grave, exprime Isabelle Ray-Coquard.

Une commission pour transformer la prise en charge du cancer de l’ovaire
Le cancer de l'ovaire est la cinquième cause de décès par cancer chez les femmes, principalement en raison d'un diagnostic tardif, de l'absence de dépistage efficace et d'une connaissance encore insuffisante des symptômes. Malgré les progrès réalisés dans le traitement, les gains en matière de survie restent limités, révélant un écart persistant entre les données scientifiques et leur traduction en actions concrètes.
Conscient de l’enjeu majeur de santé mondiale que représente le cancer de l’ovaire, The Lancet vient de créer unecommission dédiée à cette maladie. Composée de 21 experts internationaux, elle a pour objectif de proposer unprogramme visant à transformer, à l’échelle mondiale, sa prise en charge.

Comme l’explique Isabelle Ray-Coquard :
Cette initiative vise à changer le cancer de l’ovaire à 5 à 10 ans tant dans son approche de prévention, dedépistage (enfin !), de prise en charge en centre expert, notamment pour ces chirurgies complexes qui nécessitentdes équipes dédiées mais aussi l’accès à des innovations thérapeutiques qui font tant défaut et enfin d’équitédans la prise en charge partout dans le monde.
De la prévention aux traitements innovants : l’équité et la voix despatientes au coeur de la réflexion Durant les deux prochaines années, les travaux de la commission se concentreront sur plusieurs enjeux cruciaux :
- la prévention
- le dépistage et le diagnostic précoce
- l’accès équitable aux traitements innovants.

S'appuyant sur des données épidémiologiques, la commission The Lancet sur le cancer de l’ovaire analysera lesdisparités observées en matière de survie liées à cette maladie, tant entre les pays qu'au sein même de ceux-ci. Au coeur de ces efforts figure la nécessité de garantir l’équité et de renforcer la place des patientes dans la définitiondes priorités de recherche et des politiques de prise en charge. À cette fin, une grande enquête mondiale sera menéeauprès de patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire ainsi que de personnes à risque. Elle permettra de mieuxcomprendre leur perception des programmes de prévention et de dépistage, l’acceptabilité des traitements, leurcompréhension de la maladie, leur manière d’aborder le risque de récidive, ainsi que leurs attentes pour améliorer laqualité et l’efficacité des parcours de soins et de survie.

Il nous a paru fondamental, dès le début, que cette commission devait (enfin !) intégrer la voix, les attentes et leressenti des patientes. Elles sont donc à nos côtés depuis le début et travaillent en sous-groupes de réflexion pournous livrer leurs besoins représentant toutes les régions du monde
précise Isabelle Ray-Coquard.

Soutenir la commission The Lancet sur le cancer de l’ovaire

La commission The Lancet dédiée au cancer de l’ovaire nécessite un soutien financier afin de permettre l’élaboration d’un rapport définissant un programme d’actions concrètes et le déploiement de mesures clés visant à améliorer la survie et la prise en charge des patientes.

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